Rencontre avec un jeune auteur…

C’est avec enthousiasme et beaucoup de curiosité que j’ai rencontré Lee Grauls la semaine dernière à l’occasion de la sortie de son premier roman, intitulé Kalima : L’ascension de l’ange déchu. Lee est un jeune auteur de 22 ans, également étudiant en Business Administration à la HUB, passionnée de littérature et de cinéma. Dès que j’ai su qu’il sortait un livre, je me suis empressée de lui demander une interview, très curieuse du travail du jeune auteur et surtout sur ses inspirations.

L’histoire de son livre, qui est le premier de 5 tomes, Lee la décrit, entre autres, comme « sa propre vision du paradis ». Né entre deux cultures, d’une mère venant de l’Asie de l’Ouest et d’un père belge, Lee a toujours été confronté à ce dualisme en grandissant. « On est forcément confronté à des questions telles que : ‘Que se passe-t-il après la mort ?’ ». Lee avait envie d’aborder ce sujet-là et d’offrir une vision un peu plus libre de ce qu’on entend ou lit d’habitude. Mais comment le roman en arrive t’il là ?

Tout commence avec James, un jeune garçon qui un jour retrouve ses parents à l’hôpital suite à un accident de voiture. Son monde semble s’effondrer jusqu’à ce que quelqu’un propose de payer la somme astronomique des frais médicaux en échange d’un « service ». Sans hésitation, le jeune homme accepte, s’en suit un bond de neuf ans dans la narration. Nous retrouvons le héros, James, qui a en fait accepté de travailler pour quelqu’un à la tête d’un cartel. James est devenu dealer de drogue et doit rembourser la note médicale qui a été payée pour sauver ses parents. Il est prit au piège dans ce cercle vicieux et ne sait comment s’en sortir.

Lee précise que son héros est quelqu’un de bonne foi et qu’il regrette d’avoir mené une telle vie. Cela s’accentue quand dans le premier chapitre, James vend de la drogue à une jeune femme qui se fait violée quelques minutes plus tard par trois hommes dans une ruelle. James décide de s’en mêler et fait en sorte que la femme s’enfuit mais lui se fait abattre. James meurt suite à ses blessures et en mourrant il voit deux lueurs qui lui disent que « tout ira bien ».

James se réveille au paradis, qui est un endroit apaisant, heureux. Il comprend que les gens qui décèdent ont droit à une réincarnation directe et il a l’occasion de se réincarner sous une autre forme tout en gardant sa conscience. James pourra ainsi essayer de combattre l’injustice qu’il a du vivre. En parallèle, Lee nous offre une chasse à l’homme envers James de la part du monde du cartel pour lequel il travaillait.

Lee a écrit ce premier roman en plus ou moins 18 mois et relativement d’une traite. Il reconnaît que l’écriture au fil du tome a fortement évolué. « En tapant seulement quelques phrases sur un fichier Word cela s’est petit à petit transformé en une histoire que je me devais de devoir développer », raconte Lee qui écrit depuis ses 16 ans. Il voyait ça comme une sorte d’escapade de ses études. Au fil du temps, il voyait son histoire progresser et avait de plus en plus envie d’arriver au dénouement qu’il avait en tête.

Le deuxième tome est également terminé et l’écriture du troisième tome est déjà prévue pour cet été. Quant à la continuité de l’histoire, Lee a bien évidemment un fil rouge en tête. Il voudrait travailler par exemple avec des narratives différentes comme des sauts dans le temps tout le long du livre. James restera l’élément central même si il y aura d’autres personnages impliqués au fil des livres.

Quand on lui demande quels auteurs l’ont inspiré, Lee ne cache pas son admiration pour l’écrivaine britannique J.K. Rowling, la maman d’Harry Potter. Il reste encore étonné aujourd’hui que Rowling ait réussi à convertir une jeunesse qui ne lisait plus du tout vers la littérature. Lee rêve d’avoir cette même influence à son tour sur une nouvelle génération, les intéresser à autre chose qu’un écran et des images.

Il a par exemple été inspiré de Rowling en ce qui concerne ses personnages principaux qui forment également un trio, une femme et deux hommes : « En les développant on y retrouve plusieurs trais de ma propre personnalité ».

Pourtant, Lee n’a pas encore lu d’autres livres post Harry Potter de Rowling, il voulait étendre ses inspirations et s’ouvrir à d’autres auteurs.

Ensuite, il y a des auteurs qui l’ont plus inspiré dans la créativité, comme George R. R. Martin, l’auteur de Games of Thrones. Lee s’est inspiré dans la manière dont Martin est parvenu à développer « une histoire à la base simple mais qui devient réellement compliquée, qui est aussi basée aussi sur des faits historiques, notamment la guerre des roses ».

Parmi ses inspirations, on retrouve aussi le réalisateur Chistopher Nolan. Lee cite l’exemple de son film Inception : « Beaucoup ont trouvé ça compliqué mais moi j’ai trouvé ça fichtrement bien fait et il faut oser aller jusqu’au bout de ses idées et de ce qu’on veut faire ».

Car en tant que lecteur ou spectateur, Lee adore se faire surprendre car « tout le monde aujourd’hui s’inspire de tout le monde d’une certaine façon donc l’originalité en paie le prix, et si on arrive encore à être surprit par le dénouement ou la narrative, c’est magnifique ». Ne surtout pas voir les choses venir dit-il. « Pourquoi opter pour une voie facile si on peut opter pour quelque chose de mieux construit et plus développé, ça rajoute un petit piment à l’histoire ». Chose qu’il veut bien sûr appliquer dans ses romans.

Car Lee apporte une très grande importance à la qualité de l’histoire.

La saga Twilight par exemple, sont des livres qu’il estime être un peu trop simple d’écriture malgré leur potentiel. Les quatre romans ayant été écrits en un an, ceci va au détriment de la qualité de l’histoire. « Ceci montre que l’histoire est plus importante que la manière dont c’est écrit et ça c’est un triste crime. Dans la littérature il s’agit de la complexité des deux, il faut trouver un équilibre et aujourd’hui souvent il faut avoir une idée originale mais le développement est secondaire ».

Il prend en exemple une de ses séries fétiches, Breaking Bad. Les auteurs avaient dès le départ prévu 5 saisons et s’y sont tenus. Ils avaient des idées concrètes de scénario pour chaque saison et une fin déjà en tête. La série est pour Lee un sommet au point de vue de l’écriture.

Quant à la lecture chez les jeunes. Lee explique que « Lire c’est s’instruire autrement que via un écran ou une télévision. On est dans une génération où le showbizz est fort présent. On fait croire aux jeunes que tout est possible sans passer par la voie dure. Pourquoi les gens s’intéressaient ou s’instruiraient encore via une voie passive où il faut réfléchir ? ». Il pense que c’est une réaction à la vie de tous les jours du monde dans lequel on vit. Rowling est arrivée à donner un coup de boost à la jeunesse d’il y a dix ans. Ella a réussi à faire lire les jeunes et il espère que des successeurs arriveront à faire la même chose et que la lecture ne s’essoufflera pas. « Aimer la lecture est une graine qui doit se planter jeune, mais ça doit être à sa portée. J’espère que d’autres générations liront Tolkien ou Rowling car il y a des choses qui sont intemporelles » dit-il en rigolant quand on lui demande si d’ici là ces histoires n’auront pas trop mal vieilli.

Vu l’histoire abordant le paradis, le livre s’adresse à des lecteurs avec une certaine ouverture d’esprit concernant ce thème. « Il ne faut pas prendre ça à la lettre car ce n’est pas ma vision des choses, je ne l’impose pas. Ayez un petit grain de folie en le lisant et de créativité, laissez-vous aller… ».

Kalima : L’ascension de l’ange déchu, Edition du panthéon, disponible en France, Belgique et Suisse.

 

Amazon ,Fnac (http://livre.fnac.com/a7496470/Lee-Grauls-Kalima), sur le site même de l’éditeur.

http://www.editions-pantheon.fr/lee-grauls/romans/kalima-l-ascension-de-l-ange-dechu.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N'hésite pas à partager!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.