Coups de cœur de séries de ces derniers mois

American Horror Story : Asylum 

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Après une saison 1 centrée sur une maison hantée à Los Angeles,la saison 2 de American Horror Story se concentre sur un asile psychiatrique des années ’60. La saison 1 était sympathique mais la saison 2 se veut largement un cran au-dessus, rien que le contexte de l’histoire est déjà flippant.

Sans parler du générique…

 AHS Asylum

En 1964, Kit Walker (Evan Peters)  est admis au manoir Briarcliff, un asile dirigé par l’église catholique, après avoir été accusé d’être Bloody Face, un tueur en série qui porte un masque composé de peau humaine.  Son épouse Alma (Britne Oldford) a disparu dans des circonstances très étranges et le fait qu’il soit persuadé d’avoir été enlevé par des extra-terrestes la nuit du meurtre ne plaide pas en sa faveur. Le Dr Oliver Thredson (Zachary Quinto), un psychiatre aux méthodes plus modernes que celles de l’asile est chargé de son expertise psychiatrique. De son évaluation dépend le sort de Kit : la chaise électrique ou l’internement à vie.

L’arrivée médiatique de Bloody Face  à Briarcliff y attire Lana Winters (Sarah Paulson) une jeune journaliste homosexuelle qui cherche à faire ses preuves. Sa curiosité est rapidement punie et elle se retrouve elle-même internée. C’est Grace (Lizzie Brocheré) enfermée pour avoir tué sa propre famille, qui sert de guide aux deux nouveaux arrivants.

L’asile est dirigé de main de fer par Sœur Jude (Jessica Lange), une nonne autoritaire et sadique, qui utilise des méthodes barbares envers les patients. Elle est aidée par la jeune et naïve sœur Mary-Eunice (Lilly Rabe) et le Dr Arthur Arden (James Cromwell), un médecin au passé obscur dont sœur Jude soupçonne de commettre des actes répréhensibles au sein de l’établissement mais ne peut le prouver. L’établissement est sous les ordres d’un prêtre charismatique, arriviste et peu scrupuleux, Monseigneur Timothy Howards (Joseph Fiennes). Alors que Kit, Lana et Grace vont tenter de s’échapper, le Diable va se glisser à l’intérieur de Briarcliff, et il n’est qu’une des terrifiantes menaces sur les patients.

Tellement flippante mais en même temps tellement fantastique à suivre, ce qui place Asylum sur le podium des grandes séries. Les personnages plongés jusqu’au dernier moment dans l’horreur, la douleur, la série offre des récits d’une rare intensité : d’une nonne possédée par le diable à une patiente prétendant être Anne Frank, les histoires m’ont hypnotisé du début à la fin.

Sans oublier le disque ‘Dominique nique nique s’en allait tout simplement’, passant en boucle dans l’asile, qui est devenu un hymne à cette folie…  Sans doute la meilleure série que j’ai vu ces derniers mois !

 

Orange is the new black

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Après la création de House of Cards, Netflix s’est lancé en juillet dernier dans la production d’une autre série, Orange is the new black, une comédie dramatique tournée dans une prison pour femmes. Encore une belle réussite pour cette application qui rassemble plus de 100.000 séries et films.

Cette série de 13 épisodes est réalisée par Jenji Kohan, qui avait auparavant déjà travaillé sur la série Weeds.

On retrouve comme personnage principale, Piper Chapman (Taylor Schilling) qui se prépare à purger une peine de quinze mois de prison pour avoir transporté dix ans plus tôt, une valise remplie d’argent provenant de la vente de drogue. Argent qui appartenait à son ancienne petite amie, Alex (Laura Prepon), que Piper aura également la surprise de retrouver en prison.

Au début, on ne sait pas vraiment comment décrire la série et on ne se doute pas de ce qui nous attend, car on ne part pas d’une intrigue bien ficelée et claire dès le premier épisode. C’est avec le personnage que nous nous plongeons dans cet univers dont nous ignorons la réalité et les codes, et les défis dont elle devra faire face ne font que commencer… Pendant les épisodes, on nous montre plusieurs flash backs des personnages, on comprend alors bribe par bribe le pourquoi du comment elles se sont retrouvées en prison. Cela nous conforte dans l’idée qu’elles ne sont pas uniquement des criminels, mais avant tout des êtres humains avec une histoire et ceci apporte un éclairage sur leur comportement une fois derrière les barreaux.

Le plus grand défit de Piper sera surtout de se retrouver confrontée à elle-même, ses peurs et à s’interroger sur la relation qu’elle entretient avec son fiancée Larry (Jason Biggs), écrivain en devenir et journaliste essayant de se faire un nom.

Le ton de la série se situe pourtant plus du côté de la comédie et de la dé-dramatisation, mais la finesse et l’intelligence est qu’il est capable de virer amer et grinçant de manière brusque. Différents thèmes sont abordés tels que le changement de genre, le trouble de la personnalité, l’homosexualité, l’intimité, la survie. Les flashs backs au fil des épisodes nous montrent les contrastes entre les deux périodes d’une même vie. Cela nous permet de nous attacher malgré tout aux personnages, ça nous donne envie d’en savoir plus et nous permet d’éprouver une certaine compassion.

La série peut sembler un peu fade au début, mais ne va qu’en s’améliorant et nous offre un bijou d’écriture. Beaucoup plus profonde qu’elle n’en n’a l’air, elle va au-delà d’une critique simpliste de la prison. Des actrices au top de leur forme, notamment Laura Prepon, connue pour son rôle de Donna dans That 70’s show, mais que je préfère nettement dans ce genre là que dans un sitcom ; ou encore Taryn Manning (Hawaii 5-0), l’illuminée éprise de Dieu ; et des personnages qui s’étoffent. Le scénario réparti sur 13 épisodes est cohérent, bien filmé et surtout suffisant. Pas d’épisodes bouche trou ou sans intérêt, ce que je remarque de plus en plus avec des séries contenant moins d’épisodes (cela vaut aussi pour AHS Asylum). Une saison 2 est prévu pour juin 2014.

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