La fin de Mad Men: « Where is home? »

Le dimanche 17 mai 2015, la série Mad Men tirait sa révérence sur la chaîne AMC. Après 7 saisons, j’étais plus que curieuse de la fin que pouvait nous réserver la série. C’est à ce moment là que l’on repense au pilote, et à toutes ces petites choses qui nous ont conduites vers une fin..

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Le générique présent depuis la saison 1 nous montre bien la chute petit à petit de Don qu’on a pu voir tout le long de la série. Et cette saison 7 était un peu le dernier point de non-retour où on le voit tout perdre : Megan, son appartement, son boulot, ses enfants, .. Comme il le dit à Peggy : il a volé le nom d’un autre homme mais n’a rien su en faire.. C’est en Californie qu’il peut enfin trouver la paix, accepter qui il est et repartir de zéro. La dernière scène avec la pub de Coca Cola, je l’ai interprété comme le signe du retour de Don à New York, qui s’est inspiré de sa résurrection dans cette commune pour donner un ultime message de sa propre expérience : I’d like to buy the world a home. Car sa maison à lui, il aura mis du temps à la trouver.

Rien n’est prévisible dans Mad Men, une des nombreuses raisons pour laquelle j’adore cette série. Le dernier épisode nous offre un happy ending pour la plupart des personnages, avec une évolution assez prononcée. Joan qui choisit sa carrière au-delà de la sécurité que pouvait lui fournir Richard ; Peggy qui avait abandonné son enfant au profit de sa carrière retrouve enfin l’amour auprès d’un homme qui la comprend ; Roger finit par trouver une femme qui réussit à lui tenir tête ; Pete au sommet de sa gloire qui a accepté cette famille qu’il a si longtemps rejeté (dans un des derniers épisodes on refait allusion à l’enfant qu’il a eu avec Peggy et il réalise le vide et l’absence qu’il est en train de créer dans la vie de Tammy) ; Ken qui se lance enfin dans l’écriture..

Sally devient petit à petit une adulte en reprenant la rôle de mère auprès de ses frères, comme le montre la dernière scène où elle fait la vaisselle, alors que Betty a accepté son destin. La conversation entre Betty et Don était d’ailleurs une des plus bouleversantes à mes yeux : Une manière de se dire qu’ils s’aiment, entre les lignes. Destin d’ailleurs assez injuste pour Betty, qui avait enfin décidé de ne plus se contenter d’être une éternelle ‘trophy wive’.

Dans l’idéal, je m’attendais à voir Joan et Roger peut-être finir ensemble, mais d’une certaine manière, Mad Men nous prouve qu’elle n’est pas une série misogyne mais plutôt féministe : la Joan du début n’attendait que le mariage pour être heureuse, celle du final a tiré ses leçons du passé et utilise son double nom comme un atout pour fonder sa propre société.

J’avoue que Pete et son retour vers Trudy est un peu la seule chose qui m’a déçu : il dit qu’il l’a toujours aimé.. J e n’y crois pas trop. Trudy est d’ailleurs un des rares personnages à être resté inintéressant à mes yeux tout le long de la série. Je croyais au départ à un éventuel retour à un Pete/Peggy, étant donné qu’ils avaient l’air de partager un lien et une connexion que Pete et Trudy ne connaîtront jamais, et les nombreuses allusions à leur enfant cette dernière saison. Mais Peggy et Stan était néanmoins une jolie conclusion pour les deux personnages.

Megan m’a manqué durant ce final, je trouve qu’elle y aurait eu sa place, car on ne sait pas vraiment ce qu’elle devient. Ce personnage était quand même important dans l’évolution que Don a failli connaître, mais comme nous le montre la femme qui pousse Don durant la séance en groupe : il repousse sans cesse ceux qui l’aiment dû à son éternel peur de l’abandon développée durant son enfance. Plutôt ironique que c’est un homme qui réussit à sauver Don et non une femme, c’est une quête qu’il aura pourtant si longtemps mené.

Mad Men ne s’est jamais venté de nous offrir des cliffhangers à chaque fin d’épisode ou des retournements de situation rocambolesques. Ce n’était en aucun cas nécessaire pour ma part, car la psychologie des personnages et la satire que la série tentait de faire des années soixante et des nombreuses révolutions sociétales de l’époque, tout cela exprimés à travers les publicités crées par l’agence de Don, réussissaient à nous tenir en haleine pour assister finalement à ce cataclysme de cette dernière saison.

Rien que pour ça, Mad Men se voit être une des plus grandes séries télévisées de tous les temps de par son écriture et sa subtilité, démontrée à travers le début de la société de consommation. Chaque épisode se regardait comme un long film, dont on ne saisissait pas toujours l’importance à première vue, mais qui nous aident à rassembler toutes pièces du puzzle. Tout comme l’esprit de Don Draper, la série se veut brillante mais a l’air au départ tellement inaccessible.

Au revoir Don, Peggy, Pete, Roger, Sally, Betty,.. et merci.

 

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La fin de The Newsroom et la remise en question du journalisme

Le 14 décembre dernier, la chaine HBO diffusait l’épisode final de la série The Newsroom, ‘What kind of day has it been’. Certains peuvent qualifier l’épisode de trop guimauve, pour moi l’épisode final soulève beaucoup de questions et revient en même temps au message que la série tente de nous faire passer depuis le premier épisode.

 

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Dès le départ, cette série m’intriguait. L’univers des media m’a toujours intéressé et en plus, une série produite par la chaîne HBO, on pouvait donc espérer une libre expression totale de la part scénaristes. La série m’intéressait également en ce qui concerne la remise en cause du rôle des média ces dernières années. Internet a selon moi changé la perception de l’information. Tout le monde est constamment connecté, le monde de l’information n’a pour ainsi dire plus de frontières. Le public n’est plus seulement spectateur mais également acteur. Mais The Newsroom proposait, je pense, un ‘retour aux sources’, elle voulait mettre le doigt sur des réels sujets, de façon critique certes, mais elle tentait de revenir à ce que sont supposés faire les journalistes. Tout le long de la série, ce message essaie de se forger petit à petit, mais ce dernier épisode réalise un coup de maître : il nous montre bribe par bribe comment les personnages y sont arrivés, le pourquoi ils ont voulu changer, pourquoi ils ont voulu faire la différence. Comme le dit Mack à Charlie (bourrée en pleine journée en jouant au bowling, why not) : ‘You don’t treat journalism as a career but as a calling’. Ensemble ils pourront parler et traiter des sujets sensibles, importants, sans se préoccuper des audiences ou autre futilité populistes. Les personnages deviennent les gardiens de l’information, la vraie. Celle qui permet aux citoyens de se poser des questions et de ne pas tout prendre pour argent comptant.

Beaucoup de critiques ont été émises suite à la mort de Charlie. Ces critiques ne sont, selon moi, pas fondées, car grâce à cet ultime épisode, on comprend que Charlie est le héros de l’histoire. Aaron Sorkin (le producteur) a tué son Don Quichotte mais bien dans le but d’en faire le gagnant de son combat. C’est lui qui a voulu revoir de fond en comble le ‘News Night’ de Will, c’est lui qui convainc Mackenzie (qui à son tour ira voir Jim) de recommencer à travailler avec ce dernier. En gros, c’est Charlie qui a inconsciemment dirigé l’avenir des personnages : Will et Mack se sont retrouvés, Sloan et Don sont tombés amoureux ainsi que Maggie et Jim. Sans lui, Sloan ne se serait sans doute pas tant battue pour démontrer qu’elle n’était pas qu’une jolie poupée, Don n’aurait jamais refusé cette interview de la jeune étudiante de Princeton, ou encore Maggie ne se serait pas trouvé une vocation de field producer. Tous, ont envie de reprendre le combat de Charlie et les flashbacks sont là pour nous montrer le chemin qu’ils ont parcouru.

Car oui, ce dernier épisode est bien là pour nous montrer l’évolution des personnages et particulièrement Will. Un personnage aux premiers abords arrogant, presque trop caricatural, mais sans doute en conflit avec lui-même, ce qui nous conduit à la superbe scène du début de la série où il s’en prend à une étudiante qui lui demande pourquoi les Etats-Unis est le meilleur pays au monde. Dès le départ on comprend que Charlie représente le père que Will n’a jamais eu, et sa mort était pour moi nécessaire de ce point de vue là afin que Will soit encore plus confronté à cette idée (Ce qui donne droit au bœuf à la guitare sur ‘That’s how I got to Memphis’). De plus, le thème de la paternité est fortement présent depuis l’avant dernier épisode. Tout d’abord lors de l’échange imaginaire entre Will et son père dans sa cellule de prison, qui démontre bien l’importance de son passé sur la personnalité du personnage; puis l’annonce de la grossesse de Mackenzie durant le final. La boucle est bouclée, Will a fait la paix avec son père et est enfin prêt pour cette nouvelle étape de sa vie (contrairement à l’époque du flashback qui précède le premier épisode).

On parle de Will mais la figure paternel de Charlie peut très bien se porter sur tous les autres personnages (qui ne doivent finalement pas passer autant de temps que ça avec leurs proches). Ce sentiment se ressent surtout chez Don et Sloan qui se sentent coupables de la mort de Charlie et s’accusent d’être la cause de sa crise cardiaque. Mais une discussion avec la veuve de Charlie rassure Don au sujet de ses choix, qui pour Charlie étaient les bons.

The Newsroom rouvre également avec ce dernier épisode le débat entre les ‘old’ et ‘new media’. Novak, qui a racheté le groupe ACN, représente cette envie d’utiliser des nouveaux média tels que Instagram, des podscasts et autres nouvelles technologies (Dans l’avant dernier épisode, le remplacent de Neal crée une application qui permet de savoir où se trouvent les célébrités en temps réel). Ce qui crée un conflit avec les principaux protagonistes qui veulent en revenir aux bases du journalisme. Comme l’exprime si bien Will: ‘We’re making the news, not good TV’. Charlie a réussit sa mission et la fin de l’épisode va dans ce sens. Qu’importe les changements dans la vie des personnages : the show must go on.

Finalement, on peut comprendre pourquoi la presse n’a pas toujours été tendre avec cette série (principalement la presse américaine). Dès le départ la série dénonçait le caractère des fois superficiel des media. Un fameux paradoxe en fin de compte. Mais qu’on soit d’accord ou non avec le point de vue de Sorkin, la série invitait à la discussion. Un facteur non-négligeable pour moi en matière de séries. L’importance du journalisme dit responsable, sera un des sujets abordé par la série qui nous reviendra en mémoire. Là-dessus on peut dire que Sorkin a fait du bon boulot.

“Autre chose est d’écrire comme poète, et autre chose comme historien. Le poète peut conter ou chanter les choses, non comme elles furent, mais comme elles devaient être : tandis que l’historien doit les écrire, non comme elles devaient être, mais comme elles furent, sans donner ni reprendre un atome à la vérité.” Comme le voulait Charlie, cette citation tirée de Don Quichotte s’applique parfaitement à The Newsroom. Car le travail d’Aaron Sorkin sur la série n’est pas celui d’un historien, mais bien celui d’un poète.

 

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Rencontre avec un jeune auteur…

C’est avec enthousiasme et beaucoup de curiosité que j’ai rencontré Lee Grauls la semaine dernière à l’occasion de la sortie de son premier roman, intitulé Kalima : L’ascension de l’ange déchu. Lee est un jeune auteur de 22 ans, également étudiant en Business Administration à la HUB, passionnée de littérature et de cinéma. Dès que j’ai su qu’il sortait un livre, je me suis empressée de lui demander une interview, très curieuse du travail du jeune auteur et surtout sur ses inspirations.

L’histoire de son livre, qui est le premier de 5 tomes, Lee la décrit, entre autres, comme « sa propre vision du paradis ». Né entre deux cultures, d’une mère venant de l’Asie de l’Ouest et d’un père belge, Lee a toujours été confronté à ce dualisme en grandissant. « On est forcément confronté à des questions telles que : ‘Que se passe-t-il après la mort ?’ ». Lee avait envie d’aborder ce sujet-là et d’offrir une vision un peu plus libre de ce qu’on entend ou lit d’habitude. Mais comment le roman en arrive t’il là ?

Tout commence avec James, un jeune garçon qui un jour retrouve ses parents à l’hôpital suite à un accident de voiture. Son monde semble s’effondrer jusqu’à ce que quelqu’un propose de payer la somme astronomique des frais médicaux en échange d’un « service ». Sans hésitation, le jeune homme accepte, s’en suit un bond de neuf ans dans la narration. Nous retrouvons le héros, James, qui a en fait accepté de travailler pour quelqu’un à la tête d’un cartel. James est devenu dealer de drogue et doit rembourser la note médicale qui a été payée pour sauver ses parents. Il est prit au piège dans ce cercle vicieux et ne sait comment s’en sortir.

Lee précise que son héros est quelqu’un de bonne foi et qu’il regrette d’avoir mené une telle vie. Cela s’accentue quand dans le premier chapitre, James vend de la drogue à une jeune femme qui se fait violée quelques minutes plus tard par trois hommes dans une ruelle. James décide de s’en mêler et fait en sorte que la femme s’enfuit mais lui se fait abattre. James meurt suite à ses blessures et en mourrant il voit deux lueurs qui lui disent que « tout ira bien ».

James se réveille au paradis, qui est un endroit apaisant, heureux. Il comprend que les gens qui décèdent ont droit à une réincarnation directe et il a l’occasion de se réincarner sous une autre forme tout en gardant sa conscience. James pourra ainsi essayer de combattre l’injustice qu’il a du vivre. En parallèle, Lee nous offre une chasse à l’homme envers James de la part du monde du cartel pour lequel il travaillait.

Lee a écrit ce premier roman en plus ou moins 18 mois et relativement d’une traite. Il reconnaît que l’écriture au fil du tome a fortement évolué. « En tapant seulement quelques phrases sur un fichier Word cela s’est petit à petit transformé en une histoire que je me devais de devoir développer », raconte Lee qui écrit depuis ses 16 ans. Il voyait ça comme une sorte d’escapade de ses études. Au fil du temps, il voyait son histoire progresser et avait de plus en plus envie d’arriver au dénouement qu’il avait en tête.

Le deuxième tome est également terminé et l’écriture du troisième tome est déjà prévue pour cet été. Quant à la continuité de l’histoire, Lee a bien évidemment un fil rouge en tête. Il voudrait travailler par exemple avec des narratives différentes comme des sauts dans le temps tout le long du livre. James restera l’élément central même si il y aura d’autres personnages impliqués au fil des livres.

Quand on lui demande quels auteurs l’ont inspiré, Lee ne cache pas son admiration pour l’écrivaine britannique J.K. Rowling, la maman d’Harry Potter. Il reste encore étonné aujourd’hui que Rowling ait réussi à convertir une jeunesse qui ne lisait plus du tout vers la littérature. Lee rêve d’avoir cette même influence à son tour sur une nouvelle génération, les intéresser à autre chose qu’un écran et des images.

Il a par exemple été inspiré de Rowling en ce qui concerne ses personnages principaux qui forment également un trio, une femme et deux hommes : « En les développant on y retrouve plusieurs trais de ma propre personnalité ».

Pourtant, Lee n’a pas encore lu d’autres livres post Harry Potter de Rowling, il voulait étendre ses inspirations et s’ouvrir à d’autres auteurs.

Ensuite, il y a des auteurs qui l’ont plus inspiré dans la créativité, comme George R. R. Martin, l’auteur de Games of Thrones. Lee s’est inspiré dans la manière dont Martin est parvenu à développer « une histoire à la base simple mais qui devient réellement compliquée, qui est aussi basée aussi sur des faits historiques, notamment la guerre des roses ».

Parmi ses inspirations, on retrouve aussi le réalisateur Chistopher Nolan. Lee cite l’exemple de son film Inception : « Beaucoup ont trouvé ça compliqué mais moi j’ai trouvé ça fichtrement bien fait et il faut oser aller jusqu’au bout de ses idées et de ce qu’on veut faire ».

Car en tant que lecteur ou spectateur, Lee adore se faire surprendre car « tout le monde aujourd’hui s’inspire de tout le monde d’une certaine façon donc l’originalité en paie le prix, et si on arrive encore à être surprit par le dénouement ou la narrative, c’est magnifique ». Ne surtout pas voir les choses venir dit-il. « Pourquoi opter pour une voie facile si on peut opter pour quelque chose de mieux construit et plus développé, ça rajoute un petit piment à l’histoire ». Chose qu’il veut bien sûr appliquer dans ses romans.

Car Lee apporte une très grande importance à la qualité de l’histoire.

La saga Twilight par exemple, sont des livres qu’il estime être un peu trop simple d’écriture malgré leur potentiel. Les quatre romans ayant été écrits en un an, ceci va au détriment de la qualité de l’histoire. « Ceci montre que l’histoire est plus importante que la manière dont c’est écrit et ça c’est un triste crime. Dans la littérature il s’agit de la complexité des deux, il faut trouver un équilibre et aujourd’hui souvent il faut avoir une idée originale mais le développement est secondaire ».

Il prend en exemple une de ses séries fétiches, Breaking Bad. Les auteurs avaient dès le départ prévu 5 saisons et s’y sont tenus. Ils avaient des idées concrètes de scénario pour chaque saison et une fin déjà en tête. La série est pour Lee un sommet au point de vue de l’écriture.

Quant à la lecture chez les jeunes. Lee explique que « Lire c’est s’instruire autrement que via un écran ou une télévision. On est dans une génération où le showbizz est fort présent. On fait croire aux jeunes que tout est possible sans passer par la voie dure. Pourquoi les gens s’intéressaient ou s’instruiraient encore via une voie passive où il faut réfléchir ? ». Il pense que c’est une réaction à la vie de tous les jours du monde dans lequel on vit. Rowling est arrivée à donner un coup de boost à la jeunesse d’il y a dix ans. Ella a réussi à faire lire les jeunes et il espère que des successeurs arriveront à faire la même chose et que la lecture ne s’essoufflera pas. « Aimer la lecture est une graine qui doit se planter jeune, mais ça doit être à sa portée. J’espère que d’autres générations liront Tolkien ou Rowling car il y a des choses qui sont intemporelles » dit-il en rigolant quand on lui demande si d’ici là ces histoires n’auront pas trop mal vieilli.

Vu l’histoire abordant le paradis, le livre s’adresse à des lecteurs avec une certaine ouverture d’esprit concernant ce thème. « Il ne faut pas prendre ça à la lettre car ce n’est pas ma vision des choses, je ne l’impose pas. Ayez un petit grain de folie en le lisant et de créativité, laissez-vous aller… ».

Kalima : L’ascension de l’ange déchu, Edition du panthéon, disponible en France, Belgique et Suisse.

 

Amazon ,Fnac (http://livre.fnac.com/a7496470/Lee-Grauls-Kalima), sur le site même de l’éditeur.

http://www.editions-pantheon.fr/lee-grauls/romans/kalima-l-ascension-de-l-ange-dechu.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Coups de cœur de séries de ces derniers mois

American Horror Story : Asylum 

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Après une saison 1 centrée sur une maison hantée à Los Angeles,la saison 2 de American Horror Story se concentre sur un asile psychiatrique des années ’60. La saison 1 était sympathique mais la saison 2 se veut largement un cran au-dessus, rien que le contexte de l’histoire est déjà flippant.

Sans parler du générique…

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En 1964, Kit Walker (Evan Peters)  est admis au manoir Briarcliff, un asile dirigé par l’église catholique, après avoir été accusé d’être Bloody Face, un tueur en série qui porte un masque composé de peau humaine.  Son épouse Alma (Britne Oldford) a disparu dans des circonstances très étranges et le fait qu’il soit persuadé d’avoir été enlevé par des extra-terrestes la nuit du meurtre ne plaide pas en sa faveur. Le Dr Oliver Thredson (Zachary Quinto), un psychiatre aux méthodes plus modernes que celles de l’asile est chargé de son expertise psychiatrique. De son évaluation dépend le sort de Kit : la chaise électrique ou l’internement à vie.

L’arrivée médiatique de Bloody Face  à Briarcliff y attire Lana Winters (Sarah Paulson) une jeune journaliste homosexuelle qui cherche à faire ses preuves. Sa curiosité est rapidement punie et elle se retrouve elle-même internée. C’est Grace (Lizzie Brocheré) enfermée pour avoir tué sa propre famille, qui sert de guide aux deux nouveaux arrivants.

L’asile est dirigé de main de fer par Sœur Jude (Jessica Lange), une nonne autoritaire et sadique, qui utilise des méthodes barbares envers les patients. Elle est aidée par la jeune et naïve sœur Mary-Eunice (Lilly Rabe) et le Dr Arthur Arden (James Cromwell), un médecin au passé obscur dont sœur Jude soupçonne de commettre des actes répréhensibles au sein de l’établissement mais ne peut le prouver. L’établissement est sous les ordres d’un prêtre charismatique, arriviste et peu scrupuleux, Monseigneur Timothy Howards (Joseph Fiennes). Alors que Kit, Lana et Grace vont tenter de s’échapper, le Diable va se glisser à l’intérieur de Briarcliff, et il n’est qu’une des terrifiantes menaces sur les patients.

Tellement flippante mais en même temps tellement fantastique à suivre, ce qui place Asylum sur le podium des grandes séries. Les personnages plongés jusqu’au dernier moment dans l’horreur, la douleur, la série offre des récits d’une rare intensité : d’une nonne possédée par le diable à une patiente prétendant être Anne Frank, les histoires m’ont hypnotisé du début à la fin.

Sans oublier le disque ‘Dominique nique nique s’en allait tout simplement’, passant en boucle dans l’asile, qui est devenu un hymne à cette folie…  Sans doute la meilleure série que j’ai vu ces derniers mois !

 

Orange is the new black

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Après la création de House of Cards, Netflix s’est lancé en juillet dernier dans la production d’une autre série, Orange is the new black, une comédie dramatique tournée dans une prison pour femmes. Encore une belle réussite pour cette application qui rassemble plus de 100.000 séries et films.

Cette série de 13 épisodes est réalisée par Jenji Kohan, qui avait auparavant déjà travaillé sur la série Weeds.

On retrouve comme personnage principale, Piper Chapman (Taylor Schilling) qui se prépare à purger une peine de quinze mois de prison pour avoir transporté dix ans plus tôt, une valise remplie d’argent provenant de la vente de drogue. Argent qui appartenait à son ancienne petite amie, Alex (Laura Prepon), que Piper aura également la surprise de retrouver en prison.

Au début, on ne sait pas vraiment comment décrire la série et on ne se doute pas de ce qui nous attend, car on ne part pas d’une intrigue bien ficelée et claire dès le premier épisode. C’est avec le personnage que nous nous plongeons dans cet univers dont nous ignorons la réalité et les codes, et les défis dont elle devra faire face ne font que commencer… Pendant les épisodes, on nous montre plusieurs flash backs des personnages, on comprend alors bribe par bribe le pourquoi du comment elles se sont retrouvées en prison. Cela nous conforte dans l’idée qu’elles ne sont pas uniquement des criminels, mais avant tout des êtres humains avec une histoire et ceci apporte un éclairage sur leur comportement une fois derrière les barreaux.

Le plus grand défit de Piper sera surtout de se retrouver confrontée à elle-même, ses peurs et à s’interroger sur la relation qu’elle entretient avec son fiancée Larry (Jason Biggs), écrivain en devenir et journaliste essayant de se faire un nom.

Le ton de la série se situe pourtant plus du côté de la comédie et de la dé-dramatisation, mais la finesse et l’intelligence est qu’il est capable de virer amer et grinçant de manière brusque. Différents thèmes sont abordés tels que le changement de genre, le trouble de la personnalité, l’homosexualité, l’intimité, la survie. Les flashs backs au fil des épisodes nous montrent les contrastes entre les deux périodes d’une même vie. Cela nous permet de nous attacher malgré tout aux personnages, ça nous donne envie d’en savoir plus et nous permet d’éprouver une certaine compassion.

La série peut sembler un peu fade au début, mais ne va qu’en s’améliorant et nous offre un bijou d’écriture. Beaucoup plus profonde qu’elle n’en n’a l’air, elle va au-delà d’une critique simpliste de la prison. Des actrices au top de leur forme, notamment Laura Prepon, connue pour son rôle de Donna dans That 70’s show, mais que je préfère nettement dans ce genre là que dans un sitcom ; ou encore Taryn Manning (Hawaii 5-0), l’illuminée éprise de Dieu ; et des personnages qui s’étoffent. Le scénario réparti sur 13 épisodes est cohérent, bien filmé et surtout suffisant. Pas d’épisodes bouche trou ou sans intérêt, ce que je remarque de plus en plus avec des séries contenant moins d’épisodes (cela vaut aussi pour AHS Asylum). Une saison 2 est prévu pour juin 2014.

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Friends with Kids: le film idéal si vous vous ennuyez pendant les fêtes

Jason Fryman et Julie Keller sont deux amis de longue date vivant dans le même immeuble à Manhattan. Bien qu’ayant chacun une vie sentimentale de leur côté, ils sont les amis de deux couples mariés sans enfants : Leslie et Alex, qui forment une union sereine, et Missy et Ben, qui sont libidineux. Mais durant les quatre années qui suivent, les deux couples ont eu chacun des enfants, toutefois leurs mariages respectifs commence à en souffrir. Après la fête d’anniversaire de Jason, qui se révèle être un désastre, celui-ci et Julie se disent qu’ils seraient mieux d’avoir un enfant d’abord et ensuite rencontrer la personne qu’ils voudraient épouser.

Après plus de discussion, ils décident de faire un enfant ensemble sans s’engager l’un envers l’autre ensemble sentimentalement. Bien que leurs amis prédisent cette idée comme une catastrophe, Julie et Jason s’adaptent à leur nouvelle relation avec leur fils Joe, beaucoup mieux qu’ils imaginaient.

 

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Ce film aurait pu être prometteur, mais ne s’écarte malheureusement pas de la route sagement tracée : les rôles sont clairement définis et la clé de l’intrigue nous est donnée dès le départ. Quand je vous dis ‘Deux amis de toujours qui décident d’avoir en enfant ensemble sans être en couple’, vous me répondez ? –‘Ils finissent par sortir ensemble à la fin’. Bravo, vous avez résumé le film.

Avant d’en arriver là, il faut passer par un nombre incalculable de clichés sur les couples avec de jeunes enfants : maison plus que bordélique, organisation zéro, enfants qui crient sans arrêt, couple en crise qui se dispute leur tour de donner le biberon et j’en passe. En plus, ces couples avec enfants vivent tous à Brooklyn, alors que Jason et Julie ont horreur de se rendre en ‘banlieue’. C’est clair que louer un appart’ à 2000 dollars par mois c’est vraiment la loose. Sans oublier que le plan de Jason et Julie est d’avoir un enfant sans à avoir subir les crises de couple qui s’en suivent. Autrement dit, ils ne veulent pas ressembler à leurs meilleurs amis, qui sont bien-sûr sensés prendre ça avec le sourire.

On ajoute à ça la venue de seconds rôles interprétés par Megan Fox (Mary-Jane, qui sera la petite amie de Jason mais ne désirant pas d’enfants) et Edward Burns (Kurt, divorcé et également papa qui sortira avec Julie) qui s’avèrent être complètement inutiles vu qu’on connaît déjà la fin du film même avant de l’avoir commencé. On garde quand même un minime espoir que le film saura nous surprendre en brisant les mœurs avec une fin comme : ‘Finalement non, Jason et Julie restent meilleurs amis, referont leur vie chacun de leur côté et leur petit garçon sera parfaitement heureux’. Mais en vain.

Je dirais que la seule scène intéressante et encore profonde du film est celle au chalet, où tous les amis se retrouvent pour fêter le nouvel an. Ben, avec déjà plusieurs verres dans le nez, met sur la table la nonchalance qu’on eu Jason et Julie à mettre un enfant au monde sans penser aux conséquences que ça aurait sur ce dernier: comment vont-ils lui expliquer que ses parents « ne se sont jamais aimés » ? On devine bien-sûr que Ben parle à demi-mots de sa relation avec Missy qui part complètement à la dérive depuis la naissance de leur bébé. Relation qui part ailleurs est basé sur le sexe alors que celle de Jason et Julie, est fondée sur une amitié durable. Jason commence à expliquer qu’il connaît Julie par cœur, qu’ils ont les mêmes valeurs, la même vision de la vie et demande quelle meilleure personne il aurait pu choisir pour être la mère de son enfant. Dommage tout de fois qu’il faille attendre plus d’1h20 de film pour avoir une scène du genre.

Bref, un film vraiment bateau qui ne peut même pas se qualifier de comédie mais une simple histoire de deux amis qui ont passé 19 ans à tourner autour du pot.

 

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Quelques endroits à conseiller…

Voici quelques coups de coeur de bar et restaurants qui ont retenu mon attention pendant quelques voyages…

Le Kika, Bruxelles

Et oui, même dans sa propre ville on peut encore faire des découvertes ! Sur ce coup-ci, merci Yelp pour cette agréable surprise !

Ce petit resto, situé sur le Boulevard Anspach, sort vraiment du lot pour sa décoration au style vintage et flashy mais le tout sans exagération, qui fait appel à une certaine nostalgie pour les quadragénaires. Une petite carte bien fournie et variée, accompagné de bons vins et hop le tour et joué pour une soirée passée à refaire le monde. La spécialité de la maison : le bœuf basilique.

En plus situé à deux pas du centre et non encombré par les touristes. Endroit à recommander si vous avez envie d’éviter les Quicks, Mac Do, Exki ou autre Cheese Cafe Café.

 

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Boulevard Anspach 177, 1000 Bruxelles

 

Tribeca Jazz Club & Restaurante, Porto

 Restaurant dans le cadre du thème du Jazz et possibilité d’assister à des concerts à partir de 23h.

Dans le restaurant se trouvent des télévisions sur lesquelles sont diffusés des concerts de jazz.

J’ai beaucoup aimé le saumon grillé accompagné d’une tranche de brie ! Très bon cheesecake pour les amateurs. Coupe de champagne comme apéro, lumières tamisées, tout en écoutant les douces mélodies de jazz.

À conseiller quand on passe à Porto, ambiance super !

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 Rua 31 de Janeiro, 147

 

CASA DO LIVRO, Porto

Bar très charmant au décor baroque qui inclut des livres, nous donnant l’impression de se retrouver dans une ancienne bibliothèque. Ce bar était auparavant un magasin de livres, ce qui lui donne cette atmosphère très chaleureuse qui nous invite à y prendre un café, un verre de vin ou même à lire un livre tout en écoutant des sons de jazz au piano. Vous pourrez y danser jusqu’au bout de la nuit.

À voir !

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 Rua Galeria de Paris, 85

 

 O’Neals Bar, New York City

Pour les fans de la série Sex and the City: Souvenez-vous, lors de la saison 4 Aidan et Steve ouvrent leur bar  prénommé ‘Scout’. Et bien ce bar existe réellement, il se trouve dans le Greenwich Village, vous pouvez également le découvrir si vous décidez de faire le fameux Sex and The City Tour qui parcourt de nombreux endroits ou des scènes de la série ont été tournées[i].

Rebaptisé « O’Neals Bar», on vous servira de délicieux cosmopolitains, à déguster tout en écoutant de la musique un petit peu rock. Le bar est assez similaire à ce que la série nous a montré : un très long comptoir et des tables et banquettes en bois, un peu style chalet (à l’image du personnage d’Aidan) mais sans oublier le côté branché qui correspond à la série.

Si vous visitez New York entre amis, n’hésitez pas !

 

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The View Bar, New York City

 Pour ceux qui veulent faire les choses en grand, rendez-vous dans ce resto panoramique sur Times Square où vous pourrez admirer la ville du 48ème étage du Marriott Marquis Hotel.

Au programme : siroter un cocktail tout en regardant le soleil se coucher sur Manhattan. La particularité est que le restaurant tourne sur lui même, ce qui vous permettra d’admirer la ville. Vous verrez entre autres l’Empire State Building, le Rockefeller Center, le Metlife, l’Hudson… Il faut une heure pour faire un tour complet.

Idéal si vous revenez d’un spectacle ou d’une comédie musicale sur Broadway.

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 1535 Broadway, entre West 45th Street et West 46th Street

 

 

Bazaar, Madrid

Restaurant très atypique qui vous donne l’impression d’être dans un loft très design.

Menu très varié et les plats pour la plupart à moins de 10€, même le vin, l’occasion de commander une bonne bouteille de cava. Les plats sont recherchés grâce à une petite fusion espagnole/thaï. Ambiance très chaleureuse, présentation soignée, situé dans un quartier animé.

Un endroit pour ma part incontournable dans la capitale espagnole, dès ma prochaine visite j’irai y refaire un tour !031209_1259835798_39_1restaurantebazaarmadrid

 C/ Libertad, 21 , 28004 Madrid

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Once Upon a Time: Comment une série arrive à faire revivre de vieux contes

Depuis le dimanche 29 septembre dernier, la chaîne ABC a commencé à diffuser la troisième saison de la série Once Upon a Time.

Once Upon a Time fût créée par Edward Kitsis et Adam Horowitz, et est une série basée sur des contes de fées. Elle est diffusée depuis le 23 octobre 2011 aux États-Unis.

onceL’histoire commence par le jour du mariage de Blanche Neige et du Prince Charmant. La « méchante » Reine, Regina fait irruption et lance une malédiction. Tout le monde est inquiet, et les jeunes mariés craignent pour leurs enfants à venir. Ils décident de consulter Rumplestiltskin, un étrange et dangereux personnage. Ce dernier les informe que l’enfant qu’ils attendent viendra les sauver lors de son 28ième anniversaire. La petite Emma naît et la malédiction se rapproche. Le prince réussit à envoyer sa fille dans un endroit sûr. Cependant, la Reine arrive et tous sont envoyés dans un monde sans magie, dans la ville qui se nomera Storybrooke, où ils ne se souviennent pas de leur véritable identité.

Pendant ce temps, Emma Swan vit une existence solitaire à Boston. Le jour de son 28e anniversaire, Henry, le petit garçon qu’elle a abandonné 10 ans auparavant, lui rend visite. En le ramenant chez lui, Henry lui montre un livre de contes de fées et explique à Emma que toutes les histoires sont réelles et que les personnages qui y figurent habitent en réalité à Storybrooke dans le Maine, la ville où il vit. Il ajoute aussi qu’elle est la seule à pouvoir vaincre la malédiction qui règne sur la ville, car elle est la fille de Blanche-Neige et du Prince Charmant. Read more

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Disconnect : s’éloigner pour pouvoir mieux se retrouver

DisconnectOn a déjà tous entendu cette phrase : internet et les réseaux sociaux, nous éloignent de plus en plus les uns des autres. On a l’impression d’être entouré mais en même temps, nous serions si seuls. Nous pensons pouvoir créer des relations ‘virtuelles’, nous pensons qu’elles peuvent remplacer les ‘vraies’ relations, le contact humain, or elle nous entraîneraient à être de plus en plus distant avec les autres.

Cela semble être le cas pour Ben, qui se sent seul à l’école, seule dans sa famille où il a l’impression que personne ne lui prête attention ou ne le comprend. Il pense correspondre avec une certaine Jessica, qui lui a envoyé un message facebook pour lui dire qu’elle aimait sa musique. Ben est loin de se douter dans quel piège il vient de tomber, comme sans doute beaucoup d’autres ados, qui espèrent qu’internet saura remplacer ce qu’il n’ont pas dans la vraie vie : l’impression d’intéresser quelqu’un, de plaire, d’avoir des amis, de pouvoir se confier.

Ben correspond en réalité avec Jason et Frye, qui se font passer pour Jessica et ont créé un profil de toute pièce dans le but de lui ‘faire une mauvaise blague’.

Mais peu à peu que Ben correspond avec ‘Jessica’, on voit Jason tomber dans son propre piège. Read more

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